jeudi 12 novembre 2009

Des animations pour enfants et adultes sur le thème de l'éducation...

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A l'occasion du 20eme anniversaire de la Convention des Droits de l'Enfant, la municipalité organise ces prochains jours des animations pour enfants et, pour leurs parents, des débats sur le thème de l'éducation.

Voici, par quartier, le calendrier de ces animations (pour agrandir les tableaux, cliquez dessus) :

















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Grève: la RATP doit "améliorer ses procédures de concertation", estime le MoDem

Pierre Le Guerinel, porte-parole de l'Union régionale du Modem Ile-de-France, a appelé mardi la RATP à "améliorer ses procédures de concertation et de négociation internes" pour que "la grève soit bien un recours ultime".

Le trafic du RER B a été perturbé mardi pour la deuxième journée consécutive par une grève des conducteurs RATP et SNCF, tandis que les très fortes perturbations de lundi sur les lignes A et B ont provoqué à droite des critiques sur les limites du service dit minimum.

"De fait, contrairement au discours quelque peu provocateur du président de la République, il y a encore des grèves qui se voient et qui pénalisent les Franciliens", écrit le conseiller régional MoDem dans un communiqué.

"Soyons lucides : le service minimum est tout simplement inapplicable quand une très grande majorité des personnels se met en grève. Il faut en tirer les conséquences", dit-il.

L'élu francilien appelle en conséquence la RATP "à améliorer ses procédures de concertation et de négociation internes".

"A l'esprit de réquisition introduit par la loi doit succéder un véritable esprit de négociation pour que la grève soit bien un recours ultime", a-t-il conclu.

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dimanche 25 octobre 2009

Les communes de La Défense se rejoignent dans le rejet de "L'EPADSA"

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Difficile pour les Nanterriens d'ignorer aujourd'hui le projet gouvernemental de fusion de l'EPAD et de l'EPASA, et son impact sur les communes de Nanterre, Puteaux et Courbevoie. Si nécessaire, ceux qui auraient raté le début pourront trouver ici un résumé de la situation.

La procédure prévoit une consultation sur ce sujet des trois municipalités concernées Je dis bien : une consultation. L'avis des conseils municipaux n'aura aucun impact formel sur la décision finale. Néanmoins, cet avis a sans aucun doute une portée politique.

Le conseil municipal de Nanterre a évidemment voté contre ce projet. J'écris "évidemment", car Nanterre est dirigée par l'opposition à la majorité présidentielle. Mais il est intéressant de constater que Courbevoie puis Puteaux, deux municipalités UMP, ont elles aussi voté contre. C'est d'autant plus frappant pour Puteaux dont le maire, Mme Ceccaldi-Raynaud, est connu pour sa proximité avec M. Sarkozy (elle est sa suppléante comme député de la 6ème circonscription des Hauts-de-Seine) et ne s'est jamais, jusqu'à présent, faite remarquer par son indépendance d'esprit ni par sa tendance à la rébellion (sinon contre son père, mais c'est une autre histoire...).

Il est certain que, leurs avis étant purement consultatifs, ni Mme Ceccaldi-Raynaud ni M. Kossowski, maire UMP de Courbevoie, ne prenaient de risque réel en votant ce refus. Mais, je le répète, ce vote a néanmoins une portée politique puisqu'il montre que les édiles UMP de Courbevoie et de Puteaux ont préféré jouer la solidarité avec Nanterre plutôt que la solidarité avec le gouvernement. C'est d'autant plus méritoire pour Mme Ceccaldi-Raynaud que la rumeur fait d'elle la candidate du gouvernement pour la présidence de l'EPAD, après l'épisode tragi-comique du "Prince Jean".

Peut-être la perspective des prochaines élections régionales a-t-elle joué dans cette décision ? Il est vrai que, devant les habitants, le rappel d'un vote en faveur d'une perte d'autonomie des municipalités aurait pu constituer un argument gênant.

Mais peut-être aussi que ces élus UMP se sont sincèrement indignés devant une décision et une démarche qui aboutissent à exproprier par avance les communes concernées pour développer La Défense suivant un schéma qui paraît de plus en plus inadapté aux besoins des habitants riverains...

Pour en savoir un peu plus sur les conseils municipaux qui ont abouti à ces refus, on peut se reporter ici pour Courbevoie et ici et pour Puteaux.

Il est peu probable que ces votes freineront l'Etat dans son projet de "nationalisation" du périmètre de La Défense. Mais ils constituent les prémisses d'une possible union des municipalités concernées, au delà des clivages partisans. Une histoire à suivre...


Ch. Romain
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vendredi 23 octobre 2009

VICTOIRE !

C’est officiel : Jean Sarkozy renonce à la présidence de l’EPAD. Il l’a annoncé lui-même ce mercredi 22 octobre au journal du soir de France 2. «Je ne veux pas d'une victoire qui porte le poids d'un tel soupçon (de népotisme). Je n'accepte pas que ce soupçon de favoritisme, de passe-droit ou de traitement de faveur puisse peser, a déclaré le cher garçon. Je serai candidat au poste d'administrateur de l'Epad mais si je suis élu je ne briguerai pas la présidence».

En fait de «peser» ou «d'entacher», le népotisme crevait les yeux. Jamais, s’il n’avait pas été le fils de son père, Jean Sarkozy n’aurait été pressenti pour une telle responsabilité. C’est donc bien à son patronyme et à lui seul qu’il devait de se retrouver ainsi «programmé» pour ce poste. C’est une pure et simple évidence. Tout le reste n’est qu’argutie, baratin et mauvaise foi.

Avec une autodérision involontaire, Jean Sarkozy a dénoncé «une campagne de manipulation et de désinformation qui l’a amené à faire le choix de la raison» en se désistant. Le choix de la raison, en effet. Il est seulement regrettable que ce «brillant» jeune homme et ses conseillers se soient ainsi fourvoyés et si longtemps obstinés dans le chemin de la… déraison.

Cette victoire est celle des Français, de tous les Français, contre les magouilles et l’impudence d’un clan. C’est la victoire de tous les citoyens, qu’ils soient de droite, de gauche ou du centre, pour qui les mots «égalité des chances», «mérite» et «honnêteté» ont encore un sens. C’est la victoire de ceux qui ont ressenti au plus profond de leur âme la gifle que représentait, pour les valeurs de la République, cette décision révoltante. Les protestations sont venues de partout, y compris d’électeurs UMP, d’adhérents UMP, de militants UMP.

Ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui était visé par ces réactions de tous bords ; ce sont quelques-unes des valeurs essentielles de notre pacte social qui ont été bafouées. C’est pour défendre ces valeurs que tant et tant de Français, par l’ironie ou la colère, se sont exprimés sur le net, dans les journaux ou dans la rue. Ce sont ces valeurs qui, aujourd’hui, viennent de triompher.

La victoire d’aujourd’hui, car c’en est une, montre que le pire n’est jamais certain. Les Français sont encore capables de se révolter, de se faire entendre et d'imposer leur volonté. C’est une grande et bonne nouvelle, dont nous devons tous nous souvenir.

Cela étant, cette victoire ne doit pas nous détourner des vrais enjeux. La Défense reste toujours au cœur d'une bataille visant à déposséder les municipalités avoisinantes (Nanterre, Puteaux, Courbevoie et La Garenne-Colombes) de leur autonomie, pour imposer des décisions d'aménagement arbitraires. Il faut maintenant continuer à lutter pour obtenir, sur ce dossier, davantage de concertation entre l'Etat et les élus locaux.


Ch. Romain

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jeudi 22 octobre 2009

Affaire Jean Sarkozy : l'UMP sonne le tocsin.


Bien que n ‘appartenant pas au délicieux parti de Xavier Bertrand et de Frédéric Lefebvre, j’ai reçu aujourd’hui par des voies détournées un e-mail signé de Philippe Pemezec, secrétaire départemental de l’UMP pour les Hauts-de-Seine. Cet envoi accompagnait un «argumentaire» (dont photo ci-contre) destiné à enseigner aux militants UMP ce qu’il faut répondre lorsqu’on évoque devant eux l’affaire Jean Sarkozy.

Je ne résiste pas au plaisir de vous citer l’intégralité du petit mot de M. Pemezec :

«Chères amies, Cher amis,

La campagne de presse contre Jean bat son plein. A travers lui c’est Nicolas Sarkozy qui est visé par une opposition par ailleurs sans idée. Cette attaque nous concerne donc tous. Nous devons être soudés, montrer notre solidarité au Président du Groupe UMP-NC du Conseil général.

Aussi je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint un argumentaire qui vous permettra de répondre aux interrogations de certains.

Je compte sur votre soutien et sur vos interventions.

Bien à vous,

Philippe PEMEZEC

Secrétaire départemental»

On appréciera le ton mobilisateur de la missive : les adhérents UMP doivent se serrer les coudes autour de «Jean» car «la campagne de presse contre lui bat son plein». Pauvre petit garçon riche victime de l’acharnement des médias qui, c’est bien connu, sont tous plus anti-sarkozystes les uns que les autres… Car ne nous y trompons pas : dans cette affaire, «c’est Nicolas Sarkozy qui est visé». C’est l’évidence : en temps normal, personne ne songerait à s’offusquer qu’on offre l’EPAD à un godelureau de 23 ans auquel le chemin a été ouvert avec une impudence sans limite. La vérité, c’est qu’on veut déstabiliser notre bon président. Vous pouvez le croire, c’est l’UMP qui vous le dit.

Et comme c’est M. Sarkozy qui est visé, «cette attaque nous concerne donc tous». On appréciera tout le charme de ce «donc». Le parti, c’est Sarko ; Sarko, c’est le parti. L’UMP est le corps de Nicolas Sarkozy comme l’Eglise est le corps du Christ ; un pour tous, tous pour un et toutes ces sortes de choses… Et pour finir, cette jolie périphrase : «montrer notre solidarité au Président du Groupe UMP-NC du Conseil général», c’est-à-dire à Jean, dont on cherche ici à stimuler dans l’esprit du lecteur l’impression qu’il est vraiment légitime pour le poste qu’on lui destine.

On avouera que tout cela sent quelque peu la panique.

Le mail est accompagné d’un document téléchargeable, d’ailleurs composé de façon très professionnelle, qui prétend lutter contre les mensonges des «professionnels de la désinformation». Rien de bien nouveau, ledit document ressasse les inepties déjà cent fois entendues dans la bouche de Frédéric Lefebvre et autres clowns tristes : Jean Sarkozy ne sera pas nommé mais élu (tu parles, Charles !) ; puisqu’il sera élu, il ne saurait s’agir de népotisme (ils disent la même chose dans toutes les républiques bananières) ; Jean Sarkozy a toute l’expérience requise (dix-huit mois de mandat électoral et autant d’études de droit) ; le budget de l ‘EPAD n’est pas de plusieurs milliards mais d’une toute petite centaine de millions.

Je garde pour la bonne bouche le dernier argument de ce superbe document, qui situe à peu près le niveau et que là encore je vous balance in extenso : «Jean Sarkozy connaît les dossiers de La Défense. Il s’est notamment fortement engagé pour obtenir l’enfouissement de la RN 13, qui concerne directement Neuilly et le quartier d’affaires ainsi que les centaines de milliers d’hommes et de femmes qui habitent et travaillent dans ces quartiers».

Là, évidemment, on atteint le comble du burlesque et de l’incompétence. Primo, Neuilly n’est pas sur le périmètre de La Défense, qui touche aux communes de Courbevoie, Puteaux, La Garenne-Colombes et Nanterre. Et secundo, on ne voit pas en quoi la couverture de la RN 13 (pour laquelle le Prince Jean cherche à faire casquer l’ensemble du pays afin de valoriser quelques dizaines de propriétés neuilléennes) concerne les habitants ou les salariés de La Défense. Si Jeannot veut agir pour les habitants de La Défense, il pourrait plutôt se préoccuper du sort des Damiers, logements sociaux dont les occupants sont purement et simplement chassés par des moyens à la limite du maffieux, afin de faire place à de nouveaux bureaux.

Bref , cet argumentaire et ce mail traduisent bel et bien l’affolement de l’UMP devant la légitime indignation de dizaines de milliers de citoyens. Une indignation qui frappe jusque dans les rangs du parti sarkozyste, dont beaucoup d’adhérents ont déjà déchiré leur carte suite à cette grotesque histoire.

Reste à se poser la vraie question : pourquoi est-il donc si important pour l’UMP et son chef que Jeannot Ier accède à la présidence de l’EPAD ? On connaît hélas la réponse : pour que le cochon-tirelire du 92 ne sorte pas de la famille. Entre la cassette de La Défense et les dégâts politiques que crée cette affaire, il va falloir choisir. Ou plutôt, ce courrier montre que l’UMP a déjà choisi. On organise plus ou moins habilement la riposte, et on maintient le cap. A Jeannot l’EPAD, à l’UMP le flouze. Quant aux citoyens, ça ne leur fera jamais qu’une occasion supplémentaire de râler. On s'en fout, c’est pas ça qui rendra moins rafraîchissants les whisky-sodas du Fouquet’s.


Ch. Romain


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mardi 29 septembre 2009

Quand M. Jarry fait les gros yeux aux délinquants…

A la fin du mois d’Août, un fait-divers d’une certaine gravité s’est produit à Nanterre : un bus de la RATP a essuyé des tirs de pistolets à billes en plein jour, place de la Boule. Personne, heureusement, n’a été gravement blessé, mais un voyageur a tout de même été écorché par des éclats de verre. Sans compter, on l’imagine, l’émotion ressentie par les usagers comme par le conducteur.

Face à un tel événement, la mairie se devait de réagir fermement. Et elle n’a pas manqué de le faire. Dans les jours qui ont suivi cette agression, un viril et ferme communiqué a été publié, signé de notre maire favori. Je ne résiste pas au plaisir de le citer in extenso :

«Les tirs de pistolets à billes survenus lundi 31 août sur l’avenue Georges Clémenceau à Nanterre et ayant porté atteinte à un bus ainsi qu’aux usagers de la ligne 258 sont tout à fait inadmissibles.

De tels actes inconsidérés auraient pu entraîner de bien plus graves conséquences. Avec André Cassou, adjoint au maire délégué à la sécurité, et au nom de la ville de Nanterre, je tiens à exprimer notre entière solidarité aux agents de la RATP.

Notre soutien va de même à la personne touchée par les bris de vitres ainsi qu’à tous les passagers de ce moyen de transport en commun et aux riverains du secteur concerné.

Nous ne tolérerons pas que de tels faits, attisés par le phénomène de «mode» consistant à se filmer puis à faire circuler les images sur Internet, deviennent monnaie courante. Il s’agit bien là de comportements totalement inconscients mettant en danger l’intégrité de nos services publics et la sécurité physique de nos concitoyens».

On notera toute la dimension concrète de ce communiqué. Ce comportement est «inadmissible», «inconsidéré», «inconscient» et, scrogneugneu, qu’on se le dise, M. Jarry et M. Cassou «ne le tolèreront pas». Quant à savoir comment et quand ces vaillants édiles comptent s’y prendre pour mettre fin à ces comportements «intolérables» qui «mettent en danger la sécurité physique» des Nanterriens, ça, c’est une autre paire de manches.

Bref, une fois encore, M. Jarry brasse du vent et se contente de rodomontades.

Il faut tout de même rappeler que, depuis pas mal de temps déjà, les élus d’opposition et même la composante PS de la majorité municipale réclament que soit sérieusement étudiée la création d’une police municipale de proximité. Mais M. Jarry et les élus communistes s’y refusent, pour des raisons idéologiques et peut-être aussi un peu électoralistes. Résultat : les vols à la roulotte, les agressions et la petite délinquance continuent de se développer en toute impunité à Nanterre, sans parler des mobylettes roulant à pleine vitesse sur les trottoirs ou des «rodéos» semi-nocturnes.

Mais ne vous inquiétez pas, braves gens, la mairie veille. Jamais M. Jarry n’hésite, quand la situation l’exige, à sortir son plus beau stylo et à rédiger un communiqué vengeur.

Et si on lui rappelle qu’il est en principe le premier magistrat de la ville et le garant de la tranquillité publique, il vous répond qu’il ne peut rien faire et que c’est la faute de l’Etat si la police nationale n’est pas assez nombreuse à Nanterre. Ce qui n’est certes pas absolument faux, mais ne saurait en aucun cas servir d’excuse à une inertie aussi «intolérable» que les comportements qu’il se contente de dénoncer sans rien faire pour y mettre fin.

Alors, M. Jarry, quand allez-vous passer aux choses sérieuses et étudier vraiment des mesures concrètes pour sécuriser un peu la ville dont vous êtes responsable ? C’est autrement plus urgent que de dépenser des dizaines de milliers d’euros en affiches et en réunions pour dénoncer l’extension de La Défense !


Ch. Romain

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mardi 22 septembre 2009

Les hangars à tableaux du Louvre ne seront pas installés à Nanterre !

La décision est tombée tout récemment : le fameux projet de hangars à œuvres d'art que la mairie voulait installer sur le terrain des Groues ne verra pas le jour !

Pour ceux qui l'auraient oublié, rappelons que notre maire favori, M. Jarry, s'était fait l'ardent promoteur de la candidature de Nanterre pour accueillir un ensemble baptisé "Cité des Musées". Sous ce nom trompeur, il prétendait installer sur le terrain des Groues un ensemble "culturel" totalement fantasmatique, qui se serait en réalité résumé à plusieurs hectares de hangars de stockage, à quelques laboratoires et à une quinzaine de commerces divers, sans aucun bénéfice pour les Nanterriens autres que les va-et-vient des camions de livraisons et quelques emplois de gardiens de nuit ou de tireurs de palettes.

En réalité, il s'agissait une fois encore de se faire mousser tout en consacrant quelques hectares de terrain à n'importe quoi sauf du logement. On sait en effet que la préoccupation première de M. Jarry et de sa garde rapprochée est d'éviter l'installation à Nanterre d'une population de classe moyenne qui risquerait de voter un peu moins à gauche que le PCF ou le PG. Depuis quarante ans, tout ce qui ne vote pas est bienvenu à Nanterre, que ce soit du bureau, du cimetière ou du hangar !

La candidature de Nanterre à ce projet de "Cité des Musées" fut donc ardemment défendue, à coups de lobbying et de plaquettes luxueuses. Il serait d'ailleurs intéressant de savoir combien aura finalement coûté aux Nanterriens cette lubie municipale puisque, du propre aveu de M. Jarry, "Nanterre s'est énormément investie dans ce projet". Mais finalement, la décision est tombée cette semaine : Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, a écarté la candidature de notre ville.

Très déçu, M. Jarry soulignait que "On n'assurera pas l'avenir de Nanterre en ajoutant seulement des tours aux tours". C'est vrai ; mais on lui fera remarquer qu'y ajouter des hangars de stockage n'était pas non plus une option particulièrement brillante...

Allant un peu plus loin dans l'analyse, M. Jarry continue : "Dès le départ, les dés étaient pipés. Ce sentiment est renforcé par le déroulement de cet étrange appel à candidatures, au programme changeant et incertain". Nous connaissons mal le degré d'expertise de M. Jarry en matière de pipage de dés et d'appels à candidatures "étranges". En revanche, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant revenir dans sa bouche, comme par réflexe, l'inévitable rhétorique du "petit village gaulois" et du "Tous les méchants se sont ligués contre nous".

Quoi qu'il en soit, ce projet baroque n'est désormais plus qu'un mauvais souvenir. Il aura coûté de l'argent aux Nanterriens, mais le pire nous aura été évité. C'est donc une excellente nouvelle.


Edith Marchand

Sources : journal Première Heure IDF n° 1833 du 22/09/09 et site de la municipalité.
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